Partager sur facebook partager sur myspace partager sur myspace
En 1992, le producteur allemand Franz Abraham propose au saxophoniste et compositeur John Zorn, figure centrale de l’avant-garde musicale new-yorkaise, de monter un programme de musiques nouvelles à Munich, berceau du parti nazi. John Zorn intitule ce programme : Festival for Radical New Jewish Culture. Il y convie, notamment, le chanteur et guitariste Lou Reed, les saxophonistes John Lurie et Tim Berne, mais aussi les guitaristes Marc Ribot et Elliott Sharp, le pianiste Anthony Coleman, le saxophoniste Roy Nathanson et la vocaliste Shelley Hirsch.
Ces artistes, tous juifs, évoluent dans les sphères du rock alternatif, des scènes no wave et punk, des musiques improvisées ou du jazz.

À l’exception du New Klezmer Trio de Ben Goldberg, et du septet réuni pour interpréter la pièce Kristallnacht de John Zorn, aucun des musiciens invités ne joue de gammes klezmer, et pourtant tous participent à ce programme de « musique juive radicale ». C’est ce paradoxe qui, pour certains, crée précisément la radicalité du festival. Marc Ribot et John Zorn rédigent un manifeste qui tente plus largement de retracer la genèse des musiques alternatives du New York des années 1980 à travers des sources juives.
Il y est fait mention d’une « tradition cachée », celle d’un judaïsme subversif, irriguant secrètement les musiques jouées par ces artistes qui refusent de considérer le klezmer comme leur idiome de prédilection.

À la suite de cet événement, des tournées de Radical New Jewish Music sont organisées à New York et en Europe de l’Est, incluant davantage de groupes de klezmer.

En 1995, John Zorn crée, à New York, le label Tzadik, qui propose une collection intitulée « Radical Jewish Culture ».
Exposition

Munich Art Projekt Munich Art Projekt

Veuillez mettre à jour votre player Flash et activer Javascript John Zorn