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Foyer important du renouveau de la culture yiddish au début du XXe siècle, New York a toujours occupé une place à part dans l’imaginaire des juifs américains.

Le Lower East Side, quartier du sud de Manhattan, forme le coeur mythique de ce New York juif : les vestiges d’enseignes peintes en yiddish, les devantures délabrées des synagogues et des librairies, les théâtres yiddish reconvertis en salles de concert forment les indices matériels de la mémoire des juifs ashkénazes qui s’y sont installés en nombre dans les années 1880-1920.

Laissé à l’abandon par les promoteurs immobiliers après guerre, le Lower East Side voit alors fleurir des lofts d’artistes et devient le refuge des avant-gardes esthétiques et de la contestation politique. La jeune garde musicale qui s’y installe à la fin des années 1970 découvre un paysage urbain qui réagit comme un palimpseste dans lequel l’ancien n’a pas été complètement effacé par le nouveau. Les musiciens Anthony Coleman, Shelley Hirsch, Roy Nathanson, les cinéastes Chantal Akerman et Ken Jacobs mettent en scène cette mémoire juive fragmentée, recréée à partir des traces laissées dans la ville, non sans ironie. Ces artistes soulignent ainsi combien New York est autant la « terre promise » d’une culture juive qui a pu s’y épanouir sur une durée inégalée que la capitale cosmopolite où se réinventent sans cesse les identités des individus.
Exposition

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