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En 1993, John Zorn poursuit son exploration des musiques juives en créant le groupe Masada. Prenant modèle sur l’instrumentation du quartette « révolutionnaire » monté en 1959 par le père fondateur du free jazz, Ornette Coleman, John Zorn marque une nouvelle étape dans sa démarche de compositeur.
Privilégiant des lignes mélodiques simples fondées sur des gammes dites sémitiques également utilisées dans la musique klezmer, il cherche la grammaire d’une « nouvelle musique juive ». Les influences de cette musique n’en demeurent pas moins éclectiques, allant du free jazz à la musique surf. De 1993 à 2006, 613 compositions sont écrites, parfois au rythme de cinq compositions par heure.
Le nom choisi pour le groupe a suscité des polémiques. La forteresse de Massada, dans le désert de Judée, a été le théâtre d’un épisode fameux de la révolte juive contre les Romains en 70 de notre ère : le suicide collectif des derniers combattants juifs avant l’assaut final de leurs assiégeants. Elle est devenue un symbole – controversé – de la résistance nationale juive face à l’ennemi ; John Zorn y voit surtout un emblème de l’identité culturelle juive. L’iconographie des albums de Masada fait écho au travail réalisé, à la fin des années 1950, par le plasticien Wallace Berman, figure centrale de la scène Beat, auquel John Zorn rend hommage dans une pièce qui lui est dédiée.
Depuis 1993, le répertoire de Masada a été décliné pour de nombreuses formations à l’instrumentation variée, depuis le Masada String Trio (trio à cordes) jusqu’aux groupes de « fusion » Bar Kokhba Sextet et Electric Masada.
Exposition

Masada Masada

Veuillez mettre à jour votre player Flash et activer Javascript Masada ©Tzadik Records